Cybersécurité en télétravail : sécuriser son poste à domicile
Le télétravail a étendu le périmètre de sécurité de l'entreprise jusqu'au domicile de chaque employé.
Un réseau domestique non sécurisé, un poste partagé ou des outils personnels non approuvés par l'IT sont autant de vecteurs d'attaque que les équipes sécurité peinent à contrôler à distance.
Les risques spécifiques au travail à domicile
Le principal risque est la confusion entre usages personnels et professionnels sur les mêmes appareils.
Un enfant qui télécharge un jeu gratuit sur le PC familial professionnel peut involontairement installer un malware.
L'utilisation d'outils non approuvés (shadow IT) — un WeTransfer pour envoyer un fichier client, un Trello personnel pour gérer un projet — fait sortir des données professionnelles du périmètre de sécurité de l'entreprise.
Sécuriser le réseau domestique pour le télétravail
Appliquez les bonnes pratiques de notre page sur la protection des réseaux : chiffrement WPA3, firmware à jour, segmentation entre réseau professionnel et réseau IoT.
Utilisez le VPN d'entreprise fourni par votre employeur pour accéder aux ressources internes — il chiffre les communications et applique les politiques de sécurité de l'organisation.
Si vous êtes freelance sans VPN d'entreprise, un VPN personnel de confiance est recommandé pour les connexions sur réseaux non maîtrisés.
Bonnes pratiques au quotidien en télétravail
Sécurisation du poste de travail à domicile
Verrouillez systématiquement votre session lorsque vous vous éloignez de votre écran, même brièvement — une mauvaise habitude chez soi devient une habitude chez un client.
Activez le chiffrement du disque (BitLocker sur Windows, FileVault sur macOS) : en cas de vol du matériel, les données restent inaccessibles.
Maintenez votre système et vos applications à jour.
Consultez notre checklist de sécurité pour télétravailleurs.
Visioconférences et partage d'écran
Vérifiez ce qui est visible en arrière-plan avant d'activer votre caméra — et ce qui est ouvert à l'écran avant de partager votre écran.
Utilisez des salles d'attente sur vos outils de visioconférence pour contrôler l'accès.
Ne partagez les codes de réunion qu'avec les participants attendus, et via un canal sécurisé.
Des documents ou données confidentielles en arrière-plan d'un partage d'écran non maîtrisé constituent une fuite involontaire.