Aller au contenu principal

Cyberharcèlement

Reconnaître le cyberharcèlement, documenter les preuves, signaler et se défendre : ressources et démarches concrètes pour les victimes.

Contrôle parental sur iPhone : le guide complet

Mettre un contrôle parental sur iPhone se fait directement dans les réglages d’iOS, via la fonction Temps d’écran. Aucune application à installer : en quelques minutes, vous filtrez les contenus inappropriés, limitez le temps passé sur les applications et bloquez les achats non autorisés, sur l’appareil ou à distance. Ce que ce guide couvre : […]

8 min

Cyberharcèlement : comprendre, se défendre et signaler

Le cyberharcèlement désigne toute forme de harcèlement, d'intimidation ou de persécution exercée via des outils numériques : réseaux sociaux, messageries, forums, jeux en ligne ou email.
Il peut prendre la forme de messages abusifs répétés, de publication de contenus humiliants, de menaces, de doxxing ou de campagnes de haine coordonnées.

Formes de cyberharcèlement et profils de victimes

Les mineurs sont les principales victimes, souvent dans le prolongement de conflits scolaires amplifiés par les messageries et les réseaux sociaux.
Les adultes — en particulier les femmes, les personnes LGBTQ+ et les personnes publiques — sont également fortement exposés.
Le doxxing (publication d'informations personnelles à des fins malveillantes), le revenge porn et les raids organisés sur les réseaux sociaux constituent des formes particulièrement graves.
Voir aussi notre page dédiée aux parents pour la gestion du cyberharcèlement scolaire.

Cadre juridique en France

Le cyberharcèlement est un délit pénal en France (article 222-33-2-2 du Code pénal), passible de peines pouvant aller jusqu'à deux ans d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende, portées à trois ans et 45 000 euros lorsque les faits sont commis contre un mineur.
La loi Avia et les obligations européennes imposent aux plateformes de retirer rapidement les contenus illicites signalés.

Documenter et signaler le cyberharcèlement

Collecter les preuves correctement

Faites des captures d'écran horodatées de chaque message, publication ou interaction problématique avant de signaler ou de bloquer l'auteur — le blocage peut supprimer les preuves visibles.
Des outils comme Constat Huissier en ligne ou la fonctionnalité d'archivage de certains navigateurs permettent de créer des captures ayant valeur probante.
Notez les URL, dates, heures et pseudonymes impliqués.

Signaler sur les plateformes et aux autorités

Signalez les contenus directement sur les plateformes concernées (Facebook, Instagram, TikTok, X disposent tous de procédures dédiées).
Signalez également sur PHAROS pour les contenus illicites et sur Cybermalveillance.gouv.fr pour un accompagnement.
La brigade numérique de la gendarmerie permet un dépôt de plainte en ligne accessible 24h/24.

Se protéger et se reconstruire après un épisode de cyberharcèlement

Mesures immédiates de protection

Bloquez les auteurs sur toutes les plateformes, vérifiez et renforcez la confidentialité de vos comptes, et limitez temporairement votre présence en ligne si la situation le nécessite.
Ne supprimez pas les preuves avant de les avoir sauvegardées. Ne répondez pas aux provocations : l'absence de réaction prive les harceleurs du bénéfice psychologique qu'ils recherchent.

Ressources d'accompagnement disponibles

L'association e-Enfance gère le numéro 3018 (gratuit, disponible 7j/7), dédié aux victimes de cyberharcèlement.
La plateforme Harassment Line de l'Union européenne propose un accompagnement pour les adultes victimes.
Si la situation affecte votre santé mentale, n'hésitez pas à consulter un professionnel : les conséquences psychologiques du cyberharcèlement peuvent être durables.